L’intelligence artificielle transforme déjà le monde du travail.
Mais pour l’Organisation internationale du travail (OIT), une question devient urgente : qui va réellement profiter de cette révolution ?
Dans un rapport publié ces derniers jours, l’agence spécialisée des Nations unies estime que les gains de productivité générés par l’IA doivent aussi bénéficier aux travailleurs et pas uniquement aux entreprises ou aux actionnaires.
Un message fort alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans tous les secteurs de l’économie.
Une productivité qui explose grâce à l’IA
Depuis l’arrivée des outils d’IA générative comme ChatGPT, Gemini ou Claude, de nombreuses entreprises constatent déjà des gains de temps considérables.
Certaines tâches qui demandaient plusieurs heures peuvent désormais être réalisées en quelques minutes.
L’IA permet notamment :
- d’automatiser certaines tâches administratives,
- de rédiger des documents,
- d’analyser des données,
- de générer du code informatique,
- ou encore de gérer le service client.
Selon l’OIT, cette hausse de productivité pourrait représenter des milliards d’euros de valeur supplémentaire pour l’économie mondiale dans les prochaines années.
Les salariés ne doivent pas être les oubliés
Pour l’organisation, il serait dangereux que ces bénéfices profitent uniquement aux entreprises.
L’OIT estime que les salariés doivent également tirer profit des gains obtenus grâce à l’intelligence artificielle.
Plusieurs pistes sont évoquées :
- des augmentations salariales,
- une réduction du temps de travail,
- davantage de formation,
- un meilleur partage des profits,
- ou encore une amélioration des conditions de travail.
L’objectif reste simple : éviter que l’IA accentue les inégalités déjà présentes dans le monde professionnel.
Des millions d’emplois vont évoluer
Contrairement à certaines idées reçues, l’OIT ne considère pas que l’intelligence artificielle va supprimer massivement les emplois à court terme.
L’organisation estime plutôt que de nombreux métiers vont se transformer.
Les professions les plus concernées sont notamment :
- les employés de bureau,
- les métiers administratifs,
- les services financiers,
- les secteurs juridiques,
- les médias,
- et certaines fonctions de support.
Dans la plupart des cas, l’IA devrait assister les travailleurs plutôt que les remplacer totalement.
Mais cette transition nécessitera d’importants investissements dans la formation.
Un débat mondial qui ne fait que commencer
La question du partage des bénéfices liés à l’intelligence artificielle devient un sujet majeur dans de nombreux pays.
Plusieurs économistes alertent déjà sur le risque de voir une petite partie des entreprises technologiques concentrer l’essentiel des richesses produites par cette révolution.
D’autres estiment au contraire que l’IA pourrait permettre une hausse générale du niveau de vie si les gains sont correctement redistribués.
L’OIT appelle donc les gouvernements, les employeurs et les syndicats à engager rapidement des discussions sur ce sujet.
Une révolution comparable à celle d’Internet
Pour de nombreux experts, l’intelligence artificielle représente l’un des plus grands bouleversements économiques depuis l’arrivée d’Internet.
La différence aujourd’hui, c’est que cette technologie touche directement le travail quotidien de millions de personnes.
Et pour l’Organisation internationale du travail, une chose est claire : les salariés ne doivent pas regarder cette révolution depuis le bord du terrain.
Ils doivent aussi en récolter les fruits.
Les 3 choses à retenir
- L’Organisation internationale du travail estime que les gains liés à l’IA doivent bénéficier aux salariés.
- L’organisme appelle à un meilleur partage des gains de productivité générés par l’intelligence artificielle.
- Des millions de métiers devraient évoluer avec l’essor de l’IA dans les prochaines années.














