L’arrivée imminente de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France ne fait plus guère de doute. Mais à la Fédération française de football (FFF), la manière dont le dossier a été mené suscite des remous. Vice-président de l’instance, Jean-Michel Aulas déplore avoir été tenu à l’écart des discussions et critique un processus qu’il juge trop opaque.
Un comité exécutif convoqué au dernier moment
Selon L’Équipe, les membres du comité exécutif de la FFF ont reçu jeudi une convocation pour une réunion exceptionnelle prévue mardi, juste avant la conférence de presse qui doit officialiser le nom du nouveau sélectionneur. La convocation ne mentionnait pas Zinédine Zidane, mais imposait une présence physique pour la partie consacrée au futur entraîneur des Bleus.
Dans un courriel adressé à ses collègues du Comex, Jean-Michel Aulas s’est dit surpris par ce calendrier et par le manque d’informations communiquées aux dirigeants fédéraux.
« Je suis perturbé par ce process »
L’ancien président de l’Olympique lyonnais ne conteste pas le choix de Zinédine Zidane, mais la façon dont le dossier a été piloté.
Dans son message, il regrette une convocation tardive en pleine période de vacances et souligne que les médias semblaient disposer de davantage d’informations que certains membres du comité exécutif. Il estime qu’une réunion en amont aurait été « démocratiquement et amicalement la bienvenue ».
Selon L’Équipe, le président de la FFF Philippe Diallo et le directeur général Jean-François Vilotte ont volontairement limité le nombre de personnes informées afin de préserver la confidentialité du recrutement, un fonctionnement qualifié en interne de « secret défense ».
Le vrai sujet
Cette affaire dépasse la seule nomination de Zinédine Zidane.
Elle interroge la gouvernance de la Fédération française de football. Même lorsqu’un choix fait largement consensus, certains dirigeants estiment que les instances élues doivent être davantage associées aux décisions majeures.
À l’inverse, la direction de la FFF a privilégié une confidentialité maximale afin d’éviter les fuites jusqu’à l’officialisation. Une stratégie qui a permis de garder le contrôle de la communication, mais qui provoque aujourd’hui des tensions au sein même de l’instance.
Les 3 choses à retenir
- Jean-Michel Aulas critique le manque d’informations autour de la nomination de Zinédine Zidane à la tête des Bleus.
- Le vice-président de la FFF dénonce une convocation tardive et un processus qu’il juge trop opaque.
- La Fédération a assumé une stratégie de confidentialité maximale jusqu’à l’officialisation prévue mardi.













