Les passagers de l’Intercités de nuit reliant Toulouse à Paris ne sont pas près d’oublier leur voyage. Parti jeudi soir de la Ville rose, le train devait rejoindre la gare d’Austerlitz vendredi matin à 7h16. Il n’est finalement arrivé qu’à 15h46, soit un retard estimé à 510 minutes — 8h30.
Un départ déjà retardé à Toulouse
L’Intercités n°3750 devait initialement quitter Toulouse jeudi 16 juillet à 22h16.
La rame n’a toutefois pris le départ qu’à 23h06, avec une cinquantaine de minutes de retard, afin de permettre la prise en charge de voyageurs arrivant en correspondance. Ce premier contretemps ne devait être que le début d’une nuit particulièrement difficile.
Alors que le train remontait vers Paris, de violents orages frappaient plusieurs départements du Sud-Ouest et du centre de la France.
Des arbres tombés sur les voies
Entre Gourdon et Souillac, dans le Lot, plusieurs arbres sont tombés sur les voies à la suite des intempéries.
Le train aurait heurté des éléments de végétation, provoquant l’endommagement de son pantographe, l’équipement installé sur le toit permettant de capter l’électricité de la caténaire. La rame a alors été immobilisée pendant plusieurs heures.
Selon les informations communiquées par la SNCF, l’incident était bien lié aux conséquences des intempéries sur la végétation bordant les rails.
Une dizaine d’arbres seraient tombés sur les voies dans les secteurs du Lot et de la Corrèze, nécessitant l’intervention urgente des équipes ferroviaires.
Une arrivée repoussée à plusieurs reprises
Les passagers ont vu l’horaire d’arrivée évoluer au fil de la matinée.
Le train, attendu à Paris-Austerlitz à 7h16, a d’abord été annoncé avec près de six heures de retard, pour une arrivée estimée autour de 13h.
Mais la situation a continué à se dégrader. L’arrivée a finalement été repoussée à 15h46, avec un retard total annoncé de 510 minutes par la SNCF.
Pour certains voyageurs, le trajet aura donc duré près de 17 heures, au lieu des neuf heures initialement prévues.
Des passagers bloqués toute la nuit
À bord, les voyageurs ont passé une grande partie de la nuit et de la matinée à attendre la reprise de la circulation.
Un tel retard est particulièrement difficile à vivre dans un train de nuit : correspondances manquées, rendez-vous annulés, fatigue et incertitude sur l’heure réelle d’arrivée.
L’incident n’aurait toutefois fait aucun blessé. Les perturbations ont également affecté d’autres trains circulant sur l’axe entre Toulouse, Brive et Paris.
Les orages à l’origine de nombreuses perturbations
Cette nuit-là, une importante activité orageuse a été enregistrée en France métropolitaine, avec près de 40 000 éclairs et impacts de foudre relevés.
Ces conditions météorologiques ont entraîné des chutes d’arbres et des difficultés sur plusieurs axes ferroviaires. La circulation a notamment dû être interrompue entre Gourdon et Souillac afin de sécuriser les voies et permettre l’intervention des équipes de la SNCF.
Le vrai sujet
Cet incident est directement lié à des intempéries exceptionnelles, mais il rappelle aussi la vulnérabilité de certaines lignes ferroviaires face aux événements climatiques.
Les arbres tombés, les caténaires endommagées et les obstacles sur les voies peuvent immobiliser une rame pendant plusieurs heures, notamment sur les lignes classiques où les possibilités de contournement sont limitées.
Pour les voyageurs, la question ne concerne donc pas seulement l’origine du retard, mais également la qualité de l’information, la prise en charge à bord et les solutions proposées lorsqu’un trajet tourne au cauchemar.
Les 3 choses à retenir
- Le train de nuit Toulouse–Paris devait arriver vendredi à 7h16, mais il n’est arrivé qu’à 15h46.
- Son retard total a atteint 510 minutes, soit 8h30.
- Des arbres tombés à la suite de violents orages ont endommagé le pantographe et immobilisé la rame dans le Lot.














