« C’est complet », « Il n’y a plus de place »… Ce sont les réponses qu’ont reçues certains faux clients lors d’une campagne de testing menée par SOS Racisme sur le littoral méditerranéen. L’association affirme avoir mis en évidence des discriminations à l’entrée de plusieurs plages privées et discothèques du sud de la France.
Des refus pour certains… mais pas pour d’autres
Les militants se sont rendus dans plusieurs villes, dont Nice, Marseille, Antibes, Montpellier, Aix-en-Provence, Palavas-les-Flots et La Grande-Motte.
Le principe est simple : plusieurs groupes se présentent successivement dans les mêmes établissements avec des profils comparables, seule l’origine supposée des personnes change. Selon SOS Racisme, certains groupes perçus comme noirs ou arabes se sont vu répondre que l’établissement était complet, alors que des groupes perçus comme blancs ont ensuite été acceptés.
Des plaintes annoncées
D’après les résultats présentés par l’association, 17 % des plages privées testées et 30 % des établissements de nuit auraient adopté un comportement discriminatoire.
SOS Racisme indique vouloir déposer plusieurs plaintes, estimant que les éléments recueillis grâce au testing constituent des preuves recevables devant la justice française.
Le vrai sujet
Le testing est une méthode reconnue par la justice pour mettre en évidence d’éventuelles discriminations. En revanche, les résultats présentés par SOS Racisme concernent uniquement les établissements testés et ne permettent pas de conclure que l’ensemble des plages privées ou des discothèques pratiquent ces discriminations.
Les établissements visés pourront faire valoir leurs observations dans le cadre d’éventuelles procédures judiciaires. À ce stade, les accusations reposent sur les constats réalisés par l’association et n’ont pas encore été tranchées par les tribunaux.
Les 3 choses à retenir
- SOS Racisme affirme avoir constaté des discriminations à l’entrée de plusieurs plages privées et discothèques du sud de la France.
- L’association évoque des refus opposés à des personnes perçues comme noires ou arabes, tandis que des groupes perçus comme blancs auraient été admis peu après.
- Plusieurs plaintes devraient être déposées, mais les faits devront désormais être examinés par la justice.














