Il y a exactement 25 ans, le 11 septembre 2001, les États-Unis connaissaient les attentats les plus meurtriers de leur histoire. Quatre avions de ligne étaient détournés par 19 terroristes d’Al-Qaïda. Deux percutaient les tours du World Trade Center à New York, un troisième frappait le Pentagone et un quatrième s’écrasait en Pennsylvanie après la révolte de passagers. Près de 3 000 personnes ont été tuées. Un quart de siècle plus tard, les images de cette journée restent parmi les plus marquantes du XXIe siècle.
8h46 : le premier avion frappe le World Trade Center
Mardi 11 septembre 2001, New York se réveille sous un ciel bleu.
À 8h46, tout bascule.
Le vol American Airlines 11, détourné après son décollage de Boston, percute la tour nord du World Trade Center.
Dans un premier temps, l’hypothèse d’un terrible accident circule.
Elle ne tient que quelques minutes.
À 9h03, sous les yeux des caméras déjà braquées sur Manhattan, un deuxième avion, le vol United Airlines 175, percute la tour sud.
Les États-Unis comprennent alors qu’ils sont victimes d’une attaque coordonnée.
Le Pentagone est également frappé
Les attaques ne se limitent pas à New York.
À 9h37, le vol American Airlines 77 s’écrase contre le Pentagone, siège du département américain de la Défense, près de Washington.
Un quatrième avion a lui aussi été détourné.
Le vol United Airlines 93 se dirige vers Washington lorsque des passagers, informés par téléphone des attaques précédentes, décident de tenter de reprendre le contrôle de l’appareil.
L’avion s’écrase finalement à 10h03 près de Shanksville, en Pennsylvanie.
Les 40 passagers et membres d’équipage présents à bord sont tués, ainsi que les quatre pirates de l’air.
La commission d’enquête américaine a estimé que les terroristes visaient probablement le Capitole.
Les tours jumelles s’effondrent
À New York, la catastrophe prend entre-temps une dimension encore inimaginable.
À 9h59, moins d’une heure après avoir été percutée, la tour sud du World Trade Center s’effondre.
À 10h28, c’est au tour de la tour nord.
En quelques secondes, les deux gratte-ciel emblématiques de Manhattan disparaissent dans d’immenses nuages de poussière.
Des milliers de personnes tentent alors de fuir le sud de Manhattan.
Pompiers, policiers et secouristes continuent au contraire de se diriger vers les tours pour évacuer les occupants.
343 pompiers du FDNY meurent lors des attaques.
Des policiers, secouristes, employés du World Trade Center, passagers des avions et habitants figurent également parmi les victimes.
2 977 victimes
Le bilan humain reste vertigineux.
2 977 personnes ont été tuées dans les attentats du 11-Septembre, sans compter les 19 terroristes.
Les victimes étaient originaires de plus de 90 pays.
La majorité sont mortes à New York et au World Trade Center, mais 184 personnes ont également été tuées au Pentagone et 40 passagers et membres d’équipage sont morts à bord du vol 93.
Et le bilan du 11-Septembre ne s’est pas arrêté au 11 septembre 2001.
Dans les années suivantes, de nombreux secouristes, travailleurs et habitants exposés aux poussières et substances toxiques de Ground Zero ont développé des cancers et d’autres maladies.
Vingt-cinq ans plus tard, les conséquences sanitaires continuent donc d’être suivies aux États-Unis.
Oussama ben Laden et Al-Qaïda derrière les attaques
Les attentats ont été organisés par Al-Qaïda, organisation terroriste alors dirigée par Oussama ben Laden.
Les quatre avions ont été détournés par 19 terroristes.
L’objectif était de frapper des symboles de la puissance américaine : le World Trade Center représentait la puissance économique, le Pentagone la puissance militaire, tandis que le quatrième appareil devait vraisemblablement frapper un symbole politique à Washington.
Oussama ben Laden deviendra alors l’homme le plus recherché au monde.
Il sera finalement tué près de dix ans plus tard, le 2 mai 2011, lors d’une opération des forces spéciales américaines à Abbottabad, au Pakistan.
Le jour qui a changé la politique mondiale
Les conséquences du 11-Septembre vont largement dépasser les frontières américaines.
Moins d’un mois après les attentats, les États-Unis lancent leur intervention militaire en Afghanistan, où le régime taliban abritait Al-Qaïda et refusait de livrer ses dirigeants.
C’est le début de ce que Washington appelle alors la « guerre contre le terrorisme ».
L’intervention américaine en Afghanistan durera près de vingt ans.
En 2003, les États-Unis envahissent également l’Irak. L’administration de George W. Bush présente alors Saddam Hussein comme une menace dans le contexte de la lutte antiterroriste, même si aucune implication de l’Irak dans les attentats du 11-Septembre n’a été établie.
Le 11-Septembre bouleverse également les politiques de sécurité, le renseignement, les contrôles aux frontières et le transport aérien.
Prendre l’avion ne sera plus jamais tout à fait pareil.
25 ans plus tard, Ground Zero a complètement changé
Le paysage de Manhattan a lui aussi été profondément transformé.
À l’emplacement des anciennes tours jumelles se trouve désormais le National September 11 Memorial & Museum.
Deux immenses bassins occupent précisément les empreintes des tours nord et sud.
Sur leurs rebords sont inscrits les noms des victimes des attentats du 11-Septembre 2001 ainsi que de l’attentat contre le World Trade Center de 1993.
À quelques mètres s’élève aujourd’hui le One World Trade Center.
Avec son antenne, le gratte-ciel atteint symboliquement 1 776 pieds, soit environ 541 mètres, en référence à l’année de la Déclaration d’indépendance américaine.
Des images devenues historiques
Peu d’événements contemporains ont été aussi massivement documentés en direct.
Le deuxième avion frappant la tour sud.
Les immenses nuages de fumée au-dessus de Manhattan.
Les personnes fuyant dans les rues couvertes de poussière.
Les pompiers montant les escaliers pendant que les occupants descendent.
Puis l’effondrement successif des deux tours.
Ces images ont été diffusées en boucle sur les télévisions du monde entier.
Pour des centaines de millions de personnes, le souvenir du 11-Septembre reste ainsi associé à une question extrêmement simple : « Où étiez-vous lorsque vous l’avez appris ? »
Mais 25 ans ont passé.
Une génération entière d’adultes est aujourd’hui née après les attentats et ne connaît cette journée qu’à travers les images, les témoignages, les livres et les cours d’histoire.
Le vrai sujet
Le 11 septembre 2026 n’est pas un anniversaire comme les autres.
Un quart de siècle s’est écoulé.
Pourtant, une grande partie du monde actuel porte encore directement ou indirectement les conséquences de cette journée.
Les guerres déclenchées dans le contexte de l’après-11-Septembre ont profondément marqué le Moyen-Orient et l’Afghanistan.
Les États ont renforcé leurs dispositifs de renseignement et de surveillance.
Les contrôles dans les aéroports ont été transformés.
La lutte contre le terrorisme est devenue pendant des années l’une des principales priorités des gouvernements occidentaux.
Mais cet anniversaire marque également un changement générationnel.
Quelqu’un qui a aujourd’hui 25 ans n’était pas encore né lorsque les tours se sont effondrées.
Pour une partie croissante de la population, le 11-Septembre n’est donc plus un souvenir personnel.
C’est désormais de l’Histoire.
Et c’est probablement ce qui donne à ce 25e anniversaire une dimension particulière : transmettre le récit de cette journée à une génération qui ne l’a jamais vécue, tout en continuant à honorer les milliers de victimes et les secouristes dont certains subissent encore aujourd’hui les conséquences sanitaires de leur exposition à Ground Zero.
Le monde de l’après-11-Septembre a désormais un quart de siècle.
Les 3 choses à retenir
- Le 11 septembre 2001, 19 terroristes d’Al-Qaïda ont détourné quatre avions de ligne. Deux ont frappé le World Trade Center, un le Pentagone et le quatrième s’est écrasé en Pennsylvanie.
- 2 977 personnes ont été tuées, sans compter les 19 terroristes, faisant du 11-Septembre l’attentat le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis.
- Ce 11 septembre 2026 marque exactement le 25e anniversaire des attaques, dont les conséquences géopolitiques, sécuritaires et sanitaires continuent de se faire sentir.














