Le tribunal correctionnel de Nice a rendu sa décision dans l’affaire de la mort de Jean Pormanove, décédé en août 2025 à l’issue d’un marathon de streaming diffusé en direct sur la plateforme Kick. Les deux streamers poursuivis ont été condamnés à des peines de prison avec sursis ainsi qu’à un bannissement numérique de six mois, une décision qui suscite de nombreuses réactions.
L’affaire, qui avait profondément choqué l’opinion publique, relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus et sur les sanctions applicables aux violences commises en ligne.
Un verdict très commenté
Selon la décision du tribunal, les prévenus ont été condamnés à des peines de prison assorties du sursis ainsi qu’à une interdiction temporaire d’exercer une activité sur les plateformes de streaming et les réseaux sociaux. Cette mesure, qualifiée de « bannissement numérique », vise à empêcher les condamnés de diffuser de nouveaux contenus pendant plusieurs mois.
Le parquet avait pourtant requis des sanctions plus lourdes à l’encontre du principal prévenu, estimant que les violences diffusées en direct avaient franchi un seuil inédit.
Une affaire qui a marqué le streaming français
Jean Pormanove était décédé après des mois de violences et d’humiliations retransmises en direct sur internet. Les enquêteurs avaient mis en évidence un système où les humiliations étaient devenues un spectacle suivi par des milliers d’internautes et financé notamment par les dons des spectateurs.
Le procès ne portait pas directement sur les causes médicales du décès, mais sur les violences, les humiliations et les infractions reprochées aux prévenus.
Le vrai sujet
Au-delà de cette affaire, le jugement pose une question plus large : comment sanctionner les dérives du streaming en direct ? Entre liberté de création, responsabilité des plateformes et protection des personnes vulnérables, la justice est confrontée à des situations inédites. Le caractère suffisant ou non des peines prononcées fait désormais l’objet d’un débat public, mais leur appréciation relève du tribunal au regard des infractions retenues et des éléments du dossier.
Les 3 choses à retenir
- Les deux streamers ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à un bannissement numérique de six mois.
- L’affaire concerne les violences diffusées en direct ayant précédé la mort de Jean Pormanove.
- Le verdict relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus et des plateformes de streaming.














