L’ONU franchit un cap inédit.
Pour la première fois, les forces israéliennes et les forces russes figurent dans la liste noire des Nations unies concernant les violences sexuelles commises dans les conflits armés.
Cette décision apparaît dans le nouveau rapport annuel de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux guerres et aux conflits. Le document recense les États, armées et groupes armés accusés d’être responsables de telles exactions à travers le monde.
L’annonce provoque déjà de très fortes réactions diplomatiques.
Israël visé pour des violences contre des détenus palestiniens
Dans son rapport, l’ONU accuse des membres des forces armées et de sécurité israéliennes d’avoir commis plusieurs actes de violences sexuelles contre des détenus palestiniens.
Les Nations unies évoquent notamment :
- des viols,
- des tentatives de viol,
- des violences sur les parties génitales,
- des fouilles à nu jugées abusives,
- des humiliations sexuelles,
- et des menaces de viol.
Le rapport indique que plusieurs victimes viendraient de Gaza et de Cisjordanie.
Israël rejette totalement ces accusations.
Le ministère israélien des Affaires étrangères dénonce un rapport biaisé et accuse l’ONU de mener une politique hostile contre l’État hébreu.
La Russie également ajoutée pour la première fois
La Russie rejoint elle aussi cette liste noire pour la première fois.
L’ONU affirme avoir vérifié plus de 300 cas de violences sexuelles commises contre des prisonniers de guerre ukrainiens et des civils détenus dans les territoires occupés.
Le rapport décrit notamment :
- des agressions sexuelles,
- des tortures,
- des humiliations sexuelles,
- et des violences infligées dans des centres de détention.
Les autorités russes contestent également ces accusations et refusent depuis plusieurs années l’accès complet des enquêteurs internationaux à certaines zones concernées.
Le Hamas reste aussi dans le rapport
Le document de l’ONU continue également de pointer le Hamas.
L’organisation palestinienne figure toujours parmi les groupes accusés de violences sexuelles liées au conflit après les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël.
Plusieurs enquêtes internationales ont évoqué des viols et des violences sexuelles commis lors de ces attaques ainsi que contre certains otages.
L’ONU précise toutefois que certaines investigations restent compliquées en raison des difficultés d’accès aux zones concernées.
Une liste noire très surveillée
Cette liste noire de l’ONU possède une forte portée symbolique et diplomatique.
Elle rassemble les acteurs accusés de recourir aux violences sexuelles comme arme de guerre ou moyen de répression dans les conflits.
Même si cette inscription n’entraîne pas automatiquement des sanctions internationales, elle augmente considérablement la pression politique sur les pays concernés.
L’ajout simultané d’Israël et de la Russie constitue donc l’un des faits marquants de ce nouveau rapport.
Les 3 choses à retenir
- L’ONU ajoute pour la première fois Israël et la Russie à sa liste noire des violences sexuelles dans les conflits.
- Les Nations unies évoquent des violences commises contre des détenus palestiniens et ukrainiens.
- Israël et la Russie contestent fermement les accusations contenues dans le rapport.














