Peu de films français auront autant marqué le public cette année.
Moins d’un mois après sa sortie, L’Abandon, le long-métrage de Vincent Garenq consacré aux derniers jours de Samuel Paty, s’apprête à franchir le cap symbolique des 500 000 entrées au cinéma. Un résultat remarquable pour un film aussi grave, centré sur l’un des événements les plus traumatisants de l’histoire récente de la France.
Porté par un bouche-à-oreille exceptionnel, le film dépasse largement le cadre d’un simple succès cinématographique.
Un sujet qui touche toute la France
Réalisé par Vincent Garenq, L’Abandon retrace les onze jours qui ont précédé l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué le 16 octobre 2020 après avoir donné un cours sur la liberté d’expression. Le film s’appuie sur les enquêtes judiciaires et cherche à comprendre comment une succession de défaillances, de mensonges et de renoncements a conduit au drame.
À travers cette histoire, le réalisateur aborde des thèmes qui dépassent largement le cadre scolaire :
- la liberté d’expression ;
- les réseaux sociaux ;
- le harcèlement ;
- la radicalisation ;
- la protection des enseignants ;
- et le rôle des institutions face aux menaces.
Un succès construit par le bouche-à-oreille
Contrairement aux grosses productions soutenues par d’immenses campagnes marketing, L’Abandon s’est imposé progressivement.
De nombreux spectateurs recommandent le film après leur séance. Les critiques sont globalement très positives et saluent la rigueur du travail de reconstitution ainsi que l’interprétation d’Antoine Reinartz dans le rôle de Samuel Paty.
Présenté hors compétition au Festival de Cannes, le film a également bénéficié d’un accueil particulièrement chaleureux lors de sa projection.
Un film qui dépasse le simple cinéma
Pour beaucoup d’observateurs, le succès du film traduit surtout un besoin collectif de comprendre.
L’assassinat de Samuel Paty a profondément marqué la société française. Six ans après les faits, les questions soulevées par cette affaire restent d’actualité.
Le film montre notamment comment une fausse accusation relayée sur les réseaux sociaux a progressivement conduit à une tragédie nationale. Il revient également sur les nombreuses alertes qui n’ont pas permis d’éviter le pire.
Un débat qui continue de diviser
Le succès du film ne fait toutefois pas l’unanimité.
Certaines voix estiment que le long-métrage intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. D’autres considèrent au contraire qu’il s’agit d’une œuvre nécessaire pour préserver la mémoire de Samuel Paty et rappeler les circonstances exactes de son assassinat.
Cette controverse contribue également à alimenter les discussions autour du film.
Vers un cap symbolique
Avec près d’un demi-million d’entrées en seulement quelques semaines, L’Abandon s’impose déjà comme l’un des films français les plus marquants de l’année 2026.
Reste désormais à savoir jusqu’où ira ce phénomène.
Mais une chose semble certaine : bien au-delà du box-office, le film de Vincent Garenq a réussi à relancer un débat majeur sur l’école, la liberté d’expression et la protection de ceux qui l’enseignent.
Les 3 choses à retenir
- L’Abandon, consacré à Samuel Paty, s’apprête à dépasser les 500 000 entrées au cinéma.
- Le film retrace les onze jours qui ont précédé l’assassinat du professeur en octobre 2020.
- Son succès relance les débats sur la liberté d’expression, l’école et les réseaux sociaux.













