Soprano propriétaire ou actionnaire d’un club de football ? L’idée lui a déjà traversé l’esprit. Mais le rappeur marseillais de 47 ans explique avoir rapidement abandonné cette possibilité, notamment en raison de son immense attachement à l’Olympique de Marseille. Interrogé sur les investissements de personnalités comme Kylian Mbappé à Caen ou Novak Djokovic au Mans, l’artiste assure qu’investir ailleurs lui donnerait l’impression de ne « plus être Marseillais ». Quant à investir directement dans l’OM, il résume la situation en quelques mots : « C’est tellement compliqué. »
« Quand tu es Marseillais, c’est mort »
Soprano et l’Olympique de Marseille, c’est une histoire qui dépasse largement le football.
Né à Marseille et supporter de l’OM depuis son enfance, l’ancien membre des Psy 4 de la Rime n’a jamais caché son attachement au club.
Interrogé par Le Maine Libre sur la possibilité d’investir un jour dans une équipe professionnelle, le chanteur a pourtant rapidement écarté cette hypothèse.
« C’est une question très difficile pour moi. Quand tu es Marseillais, c’est mort. »
Pour expliquer son raisonnement, Soprano prend notamment l’exemple de Kylian Mbappé.
Soprano cite l’exemple de Kylian Mbappé à Caen
En 2024, la société d’investissement de Kylian Mbappé est devenue actionnaire majoritaire du Stade Malherbe de Caen.
Une aventure que Soprano ne se voit pas reproduire aussi facilement.
« Si je commence à faire comme Kylian Mbappé l’a fait à Caen, ce n’est pas possible, avec l’OM, c’est tellement compliqué. J’avoue que ça m’a traversé l’esprit, mais c’est sorti très vite. »
Autrement dit, le rappeur reconnaît avoir réfléchi à la possibilité de devenir investisseur dans le football.
Mais son identité marseillaise et son lien avec l’OM ont rapidement refroidi cette envie.
« Si tu fais ça, tu n’es plus Marseillais »
La question est particulièrement d’actualité avec l’arrivée récente de Novak Djokovic parmi les investisseurs du Mans FC.
Et Soprano reconnaît volontiers que le projet peut faire rêver.
« Faire partie d’un club comme Le Mans, c’est beau », explique-t-il.
Avant d’ajouter :
« Bien sûr j’aurais aimé de tout mon cœur mais si tu fais ça, tu n’es plus Marseillais. »
Cette phrase résume finalement toute sa position.
Pour Soprano, devenir propriétaire ou actionnaire d’un autre club français créerait une forme de contradiction avec son attachement à l’OM.
Mais pourquoi ne pas investir directement dans l’OM ?
C’est évidemment la question qui vient immédiatement à l’esprit.
Si Soprano ne veut pas investir à Caen, au Mans ou ailleurs parce qu’il est Marseillais, pourquoi ne pas prendre une participation dans l’Olympique de Marseille ?
L’artiste ne développe pas précisément cette possibilité dans l’entretien.
Sa réponse tient essentiellement dans cette formule : « Avec l’OM, c’est tellement compliqué. »
Il faut donc éviter d’aller plus loin que ses propos.
Soprano ne dit pas publiquement qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour investir dans l’OM.
Il ne précise pas non plus quel montant il aurait éventuellement été disposé à investir.
L’explication financière peut sembler intuitive compte tenu de la dimension économique d’un club comme Marseille, mais elle ne vient pas de lui.
L’OM recherche justement de nouveaux capitaux
La déclaration intervient toutefois dans un contexte particulier pour le club marseillais.
Selon les informations rapportées récemment par L’Équipe et reprises par plusieurs médias, Frank McCourt cherche un « partenaire stratégique » susceptible d’apporter de nouveaux capitaux à l’OM, tout en restant lui-même actionnaire majoritaire.
Le propriétaire américain aurait encore injecté d’importantes sommes dans le club cette année afin de couvrir ses pertes.
Les montants évoqués atteignent environ 120 millions d’euros en 2026, avec une première injection de 50 millions en février puis 70 millions supplémentaires en juillet.
L’échelle financière n’a donc évidemment rien à voir avec celle d’un simple investissement symbolique.
Mais rien ne permet d’affirmer que cette question financière explique à elle seule la position de Soprano.
Soprano préfère aider les petits clubs marseillais
Le rappeur ne compte pas pour autant rester totalement à l’écart du football.
Au contraire, il explique être beaucoup plus à l’aise avec l’idée d’apporter directement son aide au football amateur de sa ville.
« Participer et aider un club des quartiers nord de Marseille, m’occuper des tenues, ça, oui. »
Il évoque également son soutien à la sélection des Comores, pays dont sa famille est originaire, lorsqu’il en a la possibilité.
Une manière de participer au football sans devenir propriétaire d’une équipe professionnelle.
Une relation particulière avec l’OM et le Vélodrome
Le lien entre Soprano et l’OM ne relève d’ailleurs pas seulement du discours.
L’artiste entretient depuis longtemps une relation particulière avec Marseille et le stade Vélodrome.
Il s’y est déjà produit à plusieurs reprises et doit de nouveau y donner un concert le 17 juin 2028, qui sera sa sixième apparition dans l’enceinte marseillaise selon Football365.
Dans son cas, l’OM représente donc autant une appartenance culturelle qu’un simple club de football.
Ce qui explique probablement pourquoi la perspective de devenir propriétaire d’un autre club lui semble difficilement envisageable.
Le vrai sujet
La petite phrase « avec l’OM, c’est tellement compliqué » pourrait facilement être interprétée comme un refus d’investir dans Marseille uniquement pour des raisons financières.
Mais ce n’est pas exactement ce que dit Soprano.
Son raisonnement est plus large.
Il aimerait l’idée de participer à l’aventure d’un club, mais son attachement à l’OM l’empêche de se projeter sérieusement dans un autre projet.
Investir au Mans, à Caen ou ailleurs reviendrait, selon ses propres mots, à ne « plus être Marseillais ».
Quant à devenir actionnaire de l’OM lui-même, le chanteur reconnaît simplement la complexité d’une telle opération.
Et cette complexité est réelle.
Un club comme l’Olympique de Marseille évolue sur une échelle financière où les besoins peuvent atteindre plusieurs dizaines, voire centaines de millions d’euros. Le contexte actuel, avec la recherche d’un partenaire stratégique par Frank McCourt, l’illustre parfaitement.
Soprano semble donc préférer une autre forme d’engagement : aider directement des structures des quartiers nord de Marseille et soutenir le football comorien, plutôt que de devenir businessman du football professionnel.
Finalement, celui qui remplit le Vélodrome préfère pour l’instant rester de l’autre côté de la barrière : supporter de l’OM plutôt qu’actionnaire de l’OM.
Les 3 choses à retenir
- Soprano reconnaît avoir déjà envisagé d’investir dans un club de football, avant d’abandonner rapidement cette idée en raison de son attachement à l’OM.
- Face aux exemples de Kylian Mbappé à Caen et de Novak Djokovic au Mans, il explique : « Si tu fais ça, tu n’es plus Marseillais. »
- Soprano ne dit pas qu’il manque de moyens pour investir dans l’OM. Il juge simplement une telle possibilité « tellement compliquée » et préfère aider des clubs des quartiers nord de Marseille ainsi que la sélection des Comores.














