mercredi 7 octobre 2026
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Sciences Po barricadé, boulevard Saint-Germain bloqué : la mobilisation dégénère à Paris

Affrontements entre étudiants et forces de l’ordre devant Sciences Po, à Paris
Crédit : Illustration générée par IA · Pourquoi ?

La contestation a franchi les grilles de l’une des écoles les plus prestigieuses du pays. Ce mercredi 7 octobre, les étudiants de Sciences Po Paris ont barricadé leur établissement dès le matin, avant de déborder sur le boulevard Saint-Germain, en plein cœur de la capitale.

Des barricades et du gaz lacrymogène

Tout a commencé rue Saint-Guillaume, où des poubelles et du mobilier urbain ont été empilés devant l’entrée. Les forces de l’ordre ont démonté ces premières barricades. Mais en fin de matinée, plusieurs centaines de jeunes se sont massés sur le boulevard Saint-Germain et ont érigé un nouveau barrage. Après une dernière sommation, les CRS ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Selon CNews, une femme qui brandissait un drapeau israélien a par ailleurs été prise à partie au milieu du rassemblement.

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« Solidarité avec les lycéens »

Les étudiants disent agir en soutien au mouvement lycéen. À Jussieu, le campus est également bloqué depuis le matin, mais dans le calme : une assemblée générale y réclame davantage de moyens pour le lycée et l’université. À Paris, une quinzaine de lycées restent bloqués, dont Hélène-Boucher, Voltaire et Lavoisier.

Un mouvement qui reflue ailleurs

Paradoxe de la journée : au niveau national, la mobilisation recule. Selon le ministère, 86 % des établissements ont ouvert ce mercredi matin, et 528 lycées connaissent encore des suspensions de cours, soit 41 % de moins que mardi. Mais 24 lycées dégradés par des incendies ou du vandalisme laissent leurs élèves sans cours en présentiel pour plusieurs semaines.

L’avis de Minute Actu

Que Sciences Po s’empare du mouvement n’a rien d’étonnant : l’école a une longue tradition militante, et ses étudiants sont parmi les plus politisés du pays. Mais il y a quelque chose de dérangeant à voir les futurs dirigeants de la France bloquer un boulevard au nom de lycéens qui, eux, n’ont ni les moyens ni les conditions d’études de la rue Saint-Guillaume. La cause lycéenne est sérieuse. Elle mérite mieux qu’une récupération et des barricades devant l’une des écoles les mieux dotées de France.

3 points à retenir

  1. Les étudiants de Sciences Po ont barricadé leur école et bloqué le boulevard Saint-Germain, à Paris.
  2. Les CRS ont dispersé plusieurs centaines de jeunes au gaz lacrymogène après une dernière sommation.
  3. Au niveau national, le mouvement reflue : 528 lycées touchés ce mercredi, 41 % de moins que mardi.
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